Canicule : Les insoumis·es ont changé la vie des nantais·es, mais tant reste à faire

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Vendredi, au conseil municipal de Nantes, nous avons demandé des mesures d’urgence pour protéger les Nantais·es face à la chaleur.

Quelques jours plus tard, plusieurs d’entre elles étaient finalement mises en œuvre.

Les épisodes de canicule se multiplient. Pour beaucoup de Nantais·es, trouver un endroit frais devient une nécessité. Dans les quartiers populaires, trop de familles vivent encore dans des logements vieillissants, mal isolés et insuffisamment rénovés, transformés en véritables bouilloires thermiques lors des fortes chaleurs. Pour les personnes sans domicile fixe, la chaleur est un danger immédiat.

Nous avons donc proposé des mesures simples :

  • Rendre gratuits les piscines et les musées pendant les épisodes caniculaires
  • Ouvrir davantage de lieux rafraîchis accessibles au public

 

Parce que la fraîcheur ne doit pas être un privilège. Cette proposition n’avait rien d’utopique. Elle est déjà appliquée dans plusieurs villes dirigées par des insoumis·es, notamment à Saint-Denis et à Creil. Quand il fait 40°C, l’accès à la fraîcheur devient une question de santé publique.

En conseil municipal, la majorité nous a répondu qu’elle ne pouvait pas prendre cet engagement immédiatement, notamment pour des raisons techniques et organisationnelles. Nous avons pris acte de cette réponse.

Deux jours plus tard, la Ville annonçait finalement la gratuité de plusieurs équipements et l’ouverture de lieux rafraîchis. Nous nous en réjouissons. L’essentiel, c’est que les Nantais·es puissent bénéficier de solutions concrètes face à la chaleur. Et le succès a été immédiat, les musées et les piscines se sont remplis.

Les Nantais·es se sont saisi·es de ces nouveaux espaces de fraîcheur. La preuve que cette mesure répondait à un besoin réel. Cette séquence montre l’utilité des élu·es insoumis·es. Notre rôle n’est pas de commenter l’actualité, c’est de mettre des idées sur la table, de porter des solutions concrètes et de pousser les institutions à agir.

Mais cette victoire ne doit pas nous faire oublier l’essentiel. Si nous avons besoin de musées gratuits, de piscines gratuites et de lieux rafraîchis pour nous protéger, c’est parce que les canicules deviennent chaque année plus fréquentes et plus violentes. Et ça ne vient pas de nul part.

La chaleur révèle les fragilités de notre ville :

  • Des logements qui deviennent des bouilloires thermiques.
  • Des places trop minérales.
  • Des école qui se transforment en fours.
  • Des transports ralentis ou contraints de s’arrêter
  • Des équipements publics qui peinent à rester frais.

 

Pendant des années, les gouvernements ont abandonné toute ambition écologique. Les investissements nécessaires ont été repoussés. L’adaptation climatique a été traitée comme une dépense plutôt que comme une priorité.

Aujourd’hui, nous en voyons les conséquences. Le dérèglement climatique est le résultat d’un système qui privilégie les profits à court terme plutôt que l’intérêt général et la préservation du vivant. Et comme toujours, ce sont les plus fragiles qui paient le prix fort: les personnes sans-abri, les familles modestes, les habitant·es des quartiers populaires et celles et ceux qui vivent dans des logements mal adaptés à la chaleur.

Les plus riches polluent
Les plus modestes subissent

A Nantes, face à ça il faut agir :

  • Plus d’arbres.
  • Plus d’îlots de fraîcheur.
  • Des écoles adaptées.
  • Des logements rénovés.
  • Plus de lieux frais accessibles gratuitement.
  • Des services publics renforcés.

 

Et aujourd’hui, une autre urgence nous est remontée. Celle des agent·es municipaux·ales. De nombreux témoignages alertent sur des conditions de travail difficiles face aux fortes chaleurs.

Leur santé doit être une priorité.

Nous portons et continuerons à porter ces revendications:

  • Points de fraîcheur
  • Aménagement des horaires
  • Équipements adaptés
  • Organisation du travail revue lors des épisodes extrêmes
  • Respecter leur droit de retrait

 

Parce que protéger celles et ceux qui font vivre le service public nantais est désormais une urgence.

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