Erika Cadersah
53 ans
53 ans. Mère de deux enfants. Diplômée en microbiologie, en bâtiment et travaux publics, spécialisée dans les normes d’accessibilité PMR, formée en psychologie et en paramédicale, entre autres. Un parcours forgé dans l’exigence et la pluridisciplinarité, comprendre les systèmes pour mieux les transformer.
Elle a choisi l’activisme et la militance directe comme moyens d’expression. Antivalidiste, elle accompagne des personnes en situation de handicap, et en particulier les neuroatypiques, depuis toujours. Activiste antiraciste et décoloniale, elle combat toutes les formes de discrimination dans une perspective intersectionnelle.
À Nantes, elle est la voix des sans-voix : Urgence Palestine, mouvement anti-CRA, Autistes 44. Partout où l’injustice s’installe, elle répond présente.
Écologiste convaincue, elle porte l’écologie décoloniale et les droits du vivant. Elle milite aux côtés des peuples autochtones et dans les mouvements indigénistes pour l’autodétermination des peuples premiers, leur droit à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources
Me contacter :
- erika.cadersah@mairie-nantes.fr
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Nantes Nord
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- Transition écologique, santé, égalité, longévité, solidarités
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- Economie, emploi, développement équilibré et alliance des territoires
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- Mes sujets de référence
- Antiracisme et anti-validisme
- Luttre anti-CRA
- Lutte contre la précarité
- Internationalisme et lutte contre la guerre
Pourquoi je m'engage ?
Je suis personnellement concernée par chaque combat que je porte. Femme noire, caribéenne, avec des origines autochtones, en situation de handicap, mère d’enfants neuroatypiques, je connais la discrimination et l’exclusion de l’intérieur.
Cette expérience m’a appris que les luttes sont liées. Le validisme, le racisme, le colonialisme, l’âgisme, le sexisme, le capitalisme sont les facettes d’un même système. Ma vision est intersectionnelle parce que ma vie l’est.
Je suis écologiste dans l’âme. Engagée dans le mouvement indigéniste, je milite pour les droits de la Terre et des peuples premiers. Je porte l’éducation populaire et décoloniale comme outil d’émancipation.
Dans cette ville, j’appelle à l’égalité réelle : entre les personnes, entre les quartiers, dans l’espace public. Pour le communalisme. Pour la justice sociale.
Faire Nantes de tout peuple, c’est construire une ville où personne n’est invisible, où personne n’est abandonné.
Ma philosophie tient en un proverbe créole :
Pass tout’ Moun sé Moun, parce que toute vie est une vie.
2019
Militante d’Autistes 44 depuis 2020, je rencontre le Cercle du marronnage, avec lequel je fais un bout de chemin. Je me lance dans l’écriture de discours engagés contre le racisme, le validisme, le colonialisme.
Je me mobilise contre la construction du CRA. Je rencontre les Kanaks. Je rencontre Urgence Palestine. Je participe activement aux manifestations et à la convergence des luttes décoloniales de libération.
Et puis aussitôt sortie de la chaise roulante vinrent mes premières prises de parole debout, dans les rues et sur les places publiques de Nantes.
2025
Arrivée à Nantes depuis la Guadeloupe. En chaise roulante. Dans une condition de santé très critique. Sans beaucoup d’espoir de vivre.
Je commençais alors un difficile parcours de soins et d’accompagnement médico-social, pour ma fille et pour moi-même. Les praticiens m’ont dit que c’était ma volonté qui ferait la différence et me donnerait une chance de m’en sortir.
Je me suis battue pendant cinq ans pour me remettre debout.
Parmi mes sources d’inspiration : la reine Anacaona qui mena les guerres de résistance autochtone, la Mulâtresse Solitude, qui résista jusqu’à la mort pour la liberté de son peuple en Guadeloupe. Lumina Sophie, qui mena l’insurrection du Sud en Martinique. Gerty Archimède, qui défonça les portes fermées aux femmes noires. Frantz Fanon, Delgrès, Aimé Césaire, les figures révolutionnaires noires qui m’ont appris à résister. Kriss Rémion-Granel, ma mère spirituelle.
C’est ce message que je veux partager avec mes camarades militants.
2023
C’est maintenant que le combat est le plus beau, lorsque la lutte se transforme en revendication politique.
Je réunis la somme de mes expériences de terrain et de mes espoirs pour les transformer en engagement politique. Passionnée, pugnace, je porte une vision radicale du changement.
Je refuse la fatalité. Je veux apprendre à mes camarades à marronner contre le système d’oppression qui nous étouffe.
Les personnes discriminées sont les marqueurs d’une société. Le sort qu’on leur fait démontre qui nous sommes. Je veux porter le combat pour l’égalité des droits, partout dans l’espace public, sur tous les sujets : de la culture au logement, de la santé à l’école.
M’engager contre la guerre. Me positionner politiquement là où il est possible de faire bouger les choses. Ici. À Nantes.
Comme les révoltés de Saint-Domingue qui ont fait trembler l’empire colonial, nous portons l’héritage de la rupture, du refus, de l’insoumission.







