William Aucant

Président du groupe municipal

39 ans – Architecte-urbaniste

William Aucant

Âgé de 39 ans, père de deux enfants, architecte-urbaniste,
ancien membre de la Convention citoyenne pour le climat,
William Aucant est conseiller régional des Pays de la Loire depuis 2021.
Figure insoumise à Nantes, plusieurs fois témoin dans des procès de militant·es écologistes, il s’est illustré par ses combat
sur l’urbanisme, le logement, la démocratie locale et la planification écologique.

Son credo : remettre les habitant·es au cœur de la décision politique.

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Pourquoi je m'engage ?

Parce que Nantes traverse un moment de bascule.

Fatigue démocratique. Fatigue sociale. Fatigue écologique. Beaucoup de Nantaises et de Nantais ont le sentiment que la ville est en pilote automatique : on gère, on amortit, on communique… mais on ne transforme plus.

Je m’engage parce que je refuse l’idée qu’il faille choisir entre résignation et colère.

Il existe une autre voie : celle de la rupture populaire, démocratique et écologique. La politique locale doit redevenir un levier d’émancipation concrète, un outil pour reprendre la main sur nos vies quotidiennes.

Aujourd’hui, à Nantes, les loyers explosent, et trop d’habitants se sentent abandonnés. Je veux redonner de l’élan et bâtir une ville où chacun a accès aux services essentiels : le logement, l’eau, l’énergie, l’alimentation, les transports, l’emploi, la démocratie. Une ville qui protège les plus vulnérables, qui ose rompre avec les méthodes du passé, et qui invente une ville inclusive, habitable et juste.

Notre démocratie est épuisée. Appauvrie par l’absence de pluralité, vidée de ses débats, éloignée du peuple qu’elle est censée servir. Huit années de macronisme ont fragmenté la société, encouragé l’individualisme et gouverné sans écouter. Huit ans, c’est huit ans de trop.

Dans un monde qui pousse au repli sur soi, je fais le choix inverse :
remettre du soin, du collectif et de la vision au cœur de l’action politique. La politique ne peut pas être cynique ou solitaire. Elle doit redevenir un acte fédérateur, un espace où l’on décide ensemble.

La Convention citoyenne pour le climat a été mon basculement. J’y ai vu ce dont le génie citoyen est capable quand on lui fait confiance : 150 personnes, venues de toute la France, travaillant sérieusement sur un sujet vital et produisant plus de 150 propositions cohérentes, ambitieuses, systémiques. Ce jour-là, une certitude s’est imposée à moi : le peuple sait décider.

La trahison est venue ensuite. Former des citoyens, leur confier un mandat, les écouter en façade… puis balayer leur travail d’un revers de main. Dire oui publiquement, pour faire non en coulisses. Ce cynisme a nourri en moi une colère saine — celle qui oblige à agir autrement et à incarner un autre rapport au pouvoir.

Notre adversaire, c’est la droite, qu’elle se dise macroniste ou conservatrice. Celle qui coupe dans la culture et la vie associative, qui fait primer les intérêts privés sur l’intérêt général. Nantes, ville de luttes ouvrières, de combats républicains et de résistance, ne peut se résigner à prolonger l’ordre libéral.

Mais notre plus grand adversaire n’est pas sur une autre liste électorale.

Il est dans le silence des urnes.

Notre adversaire, c’est l’abstention, nourrie par la désespérance.

Le véritable enjeu de cette campagne, ce sont ces 50 000 Nantaises et Nantais qui ne croient plus à la politique. C’est à eux que nous devons parler. C’est leur espoir que nous devons rallumer.

Enfin, je suis père. Et cela change tout.

Nous n’avons qu’une seule planète, qu’une seule humanité. La transmettre intacte — socialement, démocratiquement et écologiquement — n’est pas une option morale. C’est ma responsabilité politique.

Né le 3 octobre 1986 à Limoges.
Architecte diplômé d’État et urbaniste en 2009, formé à l’ENSA de Clermont-Ferrand.

2019

Entrer dans l’institution pour ne pas se taire

J’ai accepté de devenir conseiller régional pour prolonger, à l’intérieur de l’institution, ce que j’avais porté comme citoyen : la rénovation thermique globale des logements, la lutte contre l’artificialisation des sols, la confrontation avec l’inaction climatique.

Face à une droite régionale menée par Christelle Morançais, incapable de répondre à l’urgence, parfois même moqueuse, j’ai appris une chose essentielle : ce qui fait bouger les lignes, c’est le rapport de force démocratique, la clarté et la constance.

Ce qui abîme le plus notre démocratie aujourd’hui, c’est l’opacité et la confiscation du débat, organisées notamment sous Emmanuel Macron. Les citoyennes et les citoyens ne savent plus où se prennent les décisions. Cette dépossession nourrit la défiance.

2024

 

Le citoyen face à la claque climatique

Un samedi d’août 2019, tout juste arrivé à Nantes, je reçois un appel :

« Vous avez été tiré au sort pour la Convention citoyenne pour le climat. »

J’ai d’abord cru à une farce. Neuf mois plus tard, nous remettions 149 propositions au président de la République. La suite est connue : à peine 10 % appliquées, et souvent vidées de leur substance.

Mais l’essentiel est ailleurs. J’ai pris conscience de l’irréversibilité en cours, du peu de temps qu’il nous reste — trente ans, peut-être moins — pour changer radicalement de trajectoire.

Cette claque climatique m’a fait passer de la sensibilisation à l’engagement.

2021

Le choix clair de la rupture

En 2024, j’ai rejoint la France insoumise.

Pour une raison humaine d’abord : la force du collectif, l’ancrage dans le réel, le travail de terrain. Mais surtout pour une raison politique : la rupture y est assumée, constante, jamais abandonnée.

Pourquoi pas ailleurs ? Parce qu’on ne peut plus se contenter de demander poliment. Mettre un terme au macronisme, démocratiquement, exige de ne pas trahir, de ne pas vaciller, de ne pas se renier.

La France insoumise est aujourd’hui la seule force capable de rassembler syndicalistes, ingénieurs, écologistes et habitants des quartiers populaires sous le même étendard. C’est notre différence. C’est notre force. Je veux que Nantes devienne un avant-poste pour une nouvelle France, celle que nous construirons ensemble.

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Conseil métropolitain

Quel type de maire je serai

Je ne serai pas un maire gestionnaire.

Je refuse une mairie qui se contenterait d’administrer localement l’austérité décidée ailleurs. Être maire de la sixième ville de France, préfecture de région, donne un poids politique réel. Je l’utiliserai pour engager des bras de fer avec l’État ou la Région lorsque les politiques imposées aggravent les injustices ou freinent la bifurcation écologique.

Je serai un maire de rupture locale assumée.

Rupture avec la gestion technocratique, rupture avec l’écologie de façade, rupture avec une démocratie confisquée. À Nantes, les leviers existent : logement, eau, énergie, transports, démocratie locale. Ce ne sont pas des marchandises. Ce sont des droits.

Ma méthode est simple : gouverner avec, pas gouverner pour.

Grande Enquête Populaire, programme de 650 propositions construit à partir du réel, élus au service de l’intelligence collective. Mon rôle n’est pas d’imposer, mais de créer les conditions pour décider ensemble.

Je revendique une vision nantaise, héritée de l’audace et de l’anticipation — la ville de Jules Verne. Gouverner, c’est planifier dans le temps long, assumer l’incertitude, agir avant que les crises ne nous submergent.

Je serai entouré d’élus de combat.

Des élus présents sur les piquets de grève, devant les logements pour empêcher les expulsions abusives, dans les quartiers populaires. L’écharpe ne sera pas un privilège, mais un bouclier.

Quand un problème dépasse les compétences municipales, je n’y verrai jamais une excuse. Je chercherai des alliances, j’assumerai le rapport de force, je ferai de Nantes un point d’appui contre le libéralisme et l’autoritarisme.

Dans dix ans, je veux une Nantes fidèle à ses idéaux.

Une ville où les enfants — les miens et les autres — grandissent dignement. Une ville qui protège, qui inclut, qui n’abandonne personne.

La Nouvelle Nantes, pour moi, tient en une exigence :

ne jamais séparer la vision de la justice, ni le pouvoir du soin.

Mon engagement est total.

Je ne lâcherai rien.

Et à celles et ceux qui hésitent encore, je dis :

votre voix compte.

La politique n’appartient pas aux appareils. Elle appartient à celles et ceux qui vivent ici.

L’histoire de Nantes s’est toujours écrite quand le peuple s’est levé.

Les autres élu·es