Nantes vient de vivre une vague de chaleur intense atteignant plus de 40°C pendant plusieurs jours. Face à cette situation extrême qui va se répéter de plus en plus fréquemment dès cet été, la ville et la Métropole ont le devoir de protéger l’ensemble de ses habitant·es, en particulier les plus vulnérables. La canicule est un révélateur d’inégalités. Celle·eux qui ont une maison fraîche, une voiture climatisée ou une résidence secondaire s’en sortent.
Les autres prennent la chaleur en pleine vie. Notre rôle, c’est que la République municipale protège d’abord celles et ceux qui encaissent le plus. Les élu·es de la France Insoumise ont demandé à la mairie le vendredi 19 juin, lors du Conseil municipal, de mettre en place des premières mesures d’urgence : rendre gratuites les piscines et les musées et ouvrir des lieux municipaux de fraîcheur.
Ces mesures insoumises ont été de véritables succès, montrant que lorsque la chaleur frappe fort, le besoin des Nantaises et des Nantais d’avoir accès à des refuges de fraîcheur est très présent. La vague de chaleur est passée, mais déjà sont annoncées de nouveaux épisodes caniculaires à venir dès le mois de juillet.
Les élu·es de la France Insoumise présentent un Plan canicule d’urgence, avec des mesures simples et efficaces à mettre en place dès les prochaines semaines.
–Rafraîchir l’espace public et créer des refuges de fraîcheur
- Installation de grands brumisateurs dans chaque quartier, dans des zones arborées ou ombragées, permettant de faire baisser fortement la température ressentie dans des zones ciblées.
- Installation de solutions d’ombrages légers et démontables pour couvrir les grandes places minérales de la ville, les lieux de forts passages, les grands axes piétons et les sorties d’école
- Ouverture des Maisons de Quartiers, de Centre Socio-Culturels, de Pôles Associatifs, espaces ado ou autres salles municipales en les climatisant pour diffuser des films ou des matchs de foot, et créer des animations
–Garantir l’accès à la baignade et à l’eau pour tous·tes
- Organisation de navettes entre des quartiers sans piscines ni pataugeoires et la carrière Misery ou les piscines publiques.
- Fourniture de piscines gonflables et de kits fraîcheurs à des associations
- Distribution de kits anti-chaleur aux ménages vulnérables
- Création d’un réseau de fontaines à eau potable pour équiper chaque micro-quartier
- Lancer un plan d’urgence pour les personnes à la rue
- Évaluer la possibilité technique et sanitaire de coins de baignades surveillés en rivière dans Nantes
–Faciliter la mobilité et renforcer l’aller-vers auprès des habitant·es
- Rendre les transports en commun gratuits pendant les jours de canicule.
- Lancer une étude d’adaptation pour équiper en climatisation les bus et tramway qui ne le sont pas actuellement.
- Faire des campagnes de communication par des porte-à-porte ou d’autres méthodes d’« aller-vers » à destination des habitants dans chaque quartier pour les informer efficacement des refuges de fraîcheur, points d’eau, lieux de baignades et autres dispositifs existants
- Afficher systématiquement ces informations dans les écoles, les équipements sportifs, les panneaux d’affichages, les arrêts de transport en commun.
–Rendre ses mesures automatiques et systématiques à chaque alerte canicule
- Automatiser le déclenchement des mesures en fonction de l’état d’alerte canicule et qui soit visible sur la page d’accueil du site internet de la ville de nantes.
- Créer un plan municipal de rafraichissement, à destination des services, avec les procédures à mettre en place à chaque canicule.
Penser aussi les mesures de long terme pour adapter Nantes à la chaleur
Ce plan ne présente que des mesures d’urgence applicables rapidement pour parer aux prochaines vagues de chaleur, des mesures indispensables pour protéger immédiatement les habitantes et les habitants.
Mais elles ne pourront pas suffire à l’avenir si Nantes reste une ville trop minérale, trop bétonnée et avec trop d’inégalités face aux conséquences des canicules.
Un plan de long terme devra être engagé pour désimperméabiliser, adapter les logements et les bâtiments publics, accélérer la plantation d’arbres de pleine terre, repenser l’aménagement urbain autour de l’eau, de l’ombre et du repos.