Nantes, le 12 février 2026
Mardi 10 février, une opération inédite de contrôles massifs a mobilisé près de 100 policiers en
centre-ville de Nantes pour 13 interpellations selon Télénantes. La police municipale de
Nantes a participé à cette opération coordonnée par l’État et le préfet de Loire-Atlantique.
Cette situation appelle des clarifications immédiates.
La police municipale de Nantes n’est pas une annexe du ministère de l’Intérieur. Elle n’est pas
là pour participer aux démonstrations de force et de mise en scène inquiétante d’un pouvoir
obsédé par les chiffres d’expulsion. Son rôle est d’assurer la tranquillité publique, la
prévention, la médiation et le lien avec les habitants. La transformer en relais d’opérations
ciblant des travailleurs sans papiers constitue une dérive grave.
« Une ville de gauche ne peut pas sous-traiter sa conscience à la politique du
gouvernement. Si la police municipale devient l’auxiliaire de harcélement des sans
papiers, alors ce n’est plus une politique de tranquillité publique, c’est un alignement. Et je
refuse que Nantes s’aligne avec la politique d’Emmanuel Macron. » William Aucant,
Candidat-Maire (La France insoumise).
À Nantes, on ne combattra ni la précarité ni l’insécurité à coups d’opérations spectaculaires.
Contrôler. Interpeller. Expulser. Ce n’est pas une stratégie. La sécurité durable repose sur la
prévention, l’accès aux droits, la lutte contre l’exploitation des travailleurs et l’investissement
dans les services publics de proximité.
Mardi, Johanna Rolland et les socialistes ont cessé d’être une digue face à la dérive
sécuritaire nationale. En laissant la police municipale participer à cette opération, ils ont fait
le choix d’accompagner cette orientation localement.
En 2026, nous proposerons aux Nantaises et aux Nantais une alternative de gauche solide,
fidèle à ses engagements, qui tient bon sur ses principes d’humanisme et qui fait de la
justice sociale le fondement de la tranquillité publique. Et de la dignité humaine, une ligne
non négociable.